Une maison de famille, au cœur des Alpes vaudoises

La région · Pierres & récits

Pierres remarquables & mystères

Menhirs énigmatiques, pierres creusées et géants laissés par les glaciers : six rencontres avec la mémoire du paysage, des Ormonts au Chablais.

Paysage de montagne des Alpes vaudoises

Les Ormonts

La Forclaz · Ormont-Dessous

Menhir du Tomeley

Une silhouette de 4,7 mètres, solitaire dans un pré à environ 1 408 mètres. Classée en 1970 comme menhir préhistorique, elle est aussi décrite comme un « menhir naturel » : son éventuelle mise en place par des humains reste incertaine.

Le récit du solstice

Jean-Adrien Lavanchy associait cette pierre aux jeux de lumière et d’ombre des Tours d’Aï et de Mayen au solstice d’été. Une lecture symbolique fascinante, sans preuve établie d’un calendrier préhistorique ni d’une origine celte.

Sources & prolongements

Les Diablerets · Ormont-Dessus

Pierre à Bridel

Le canton répertorie ce rocher comme un bloc erratique, protégé depuis le 15 mai 1959. Il appartient à ces témoins de la glaciation qui racontent un paysage très différent de celui d’aujourd’hui.

Une histoire encore discrète

Les sources consultées attestent sa protection, mais ne permettent pas de lui attribuer une légende précise. Son intérêt est d’abord celui d’une mémoire glaciaire locale.

Sources & prolongements

Chablais

Les deux pierres creusées voisines de la Pierre du Chevrier, près d’Yvorne
Eric Butticaz (GnomeBossu) / Wikimedia Commons · CC BY-SA 3.0

Au-dessus d’Yvorne · secteur Vers-la-Ryt

Pierre du Chevrier

Aussi appelée « Pierre des Druides », elle est associée à deux petits blocs calcaires voisins portant une cavité ronde et un bassin quadrangulaire, décrits dans l’inventaire SSDI.

Des creux qui interrogent

Ces cavités et le surnom du rocher invitent à imaginer d’anciens rites. Leur fonction et leur datation ne sont toutefois pas établies par les sources présentées ici : l’évocation des druides reste une interprétation.

Sources & prolongements
Le Bloc Monstre dans la forêt des Dévens, à Bex
Arkelin / Wikimedia Commons · CC BY 4.0

Bex · forêt du Montet

Bloc Monstre

Ce géant calcaire a été transporté par le glacier de l’Avançon. Jean de Charpentier, directeur des mines de sel au XIXe siècle, lui donna son nom et s’en servit pour défendre la théorie glaciaire.

Comment est-il arrivé ici ?

Son apparente étrangeté a nourri une véritable énigme scientifique : comment déplacer un tel rocher ? L’explication par les glaciers a transformé notre compréhension des Alpes. Le Sentier du Sel indique un détour vers le bloc.

Sources & prolongements
La Pierra Bessa dans la forêt des Dévens, à Bex
Arkelin / Wikimedia Commons · CC BY 4.0

Bex · près du Bloc Monstre

Pierra Bessa

Voisine du Bloc Monstre, cette autre masse rocheuse fut elle aussi déposée par le glacier de l’Avançon. Les deux blocs ont intrigué les géologues du XIXe siècle.

Deux témoins d’un monde disparu

Sous les arbres, imaginez le glacier qui occupait autrefois ces lieux : leur histoire commune se découvre dans le géotope des blocs erratiques de Dévens. Il s’agit d’une histoire géologique, plutôt que d’une légende de menhir.

Sources & prolongements
La Pierre des Marmettes et sa cabane, à Monthey
Christian David (Espandero) / Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0

Monthey · Chablais valaisan

Pierre des Marmettes

Un bloc glaciaire d’environ 19 mètres de long et 9 mètres de haut. Sa taille impressionne, mais sa survie raconte aussi une aventure humaine.

Le géant sauvé des carriers

Au début du XXe siècle, elle risquait d’être débitée en matériaux de construction. La mobilisation pour la sauver a contribué au mouvement suisse de protection de la nature. Un chemin didactique présente les blocs erratiques de Monthey.

Sources & prolongements
Une tableÀ emporterUne chambre